BAT
Le BAT (bon à tirer) : l'épreuve finale validée et signée par le client, qui engage sa responsabilité et autorise le lancement de l'impression.
Le BAT, pour « bon à tirer », est l'épreuve finale d'un travail d'impression, celle que le client examine, valide et signe avant que la presse ne se mette en route. En apposant sa signature — ou son accord écrit — le donneur d'ordre déclare que le document est conforme à ses attentes et autorise le lancement du tirage. Le BAT est donc autant un document technique qu'un acte d'engagement.
Sa portée est contractuelle. Une fois le bon à tirer signé, le client endosse ce qu'il a validé : un défaut qui figurait sur l'épreuve — coquille, couleur, cadrage, format — lui est en principe imputable, tandis qu'un écart entre le tirage et le BAT approuvé relève de l'imprimeur. Ce partage clair des responsabilités explique pourquoi le BAT est l'étape charnière de la chaîne graphique, le point de non-retour au-delà duquel toute correction devient coûteuse.
Ce que l'on vérifie sur un BAT
On y contrôle le texte, l'orthographe et la ponctuation, le respect du format et des fonds perdus, le cadrage des images, la présence de tous les éléments, et surtout la couleur. Selon les enjeux, le BAT prend plusieurs formes : simple épreuve écran ou PDF pour le contenu, épreuve contractuelle calibrée pour juger fidèlement des teintes, voire tirage sur le support réel. Les couleurs critiques, notamment les tons directs, s'y apprécient mieux.
Le BAT valide le fichier ; c'est ensuite le RIP qui le transforme en points d'encre pour la machine. Une fois signé, il sert aussi de pièce de référence en cas de désaccord sur le tirage livré, ce qui en fait un document à conserver. Prendre le temps de le relire, idéalement à plusieurs regards, reste la meilleure assurance contre l'erreur. Voir aussi la page fabrication.