Arssans

Nouvelle collection Arssans : les métiers d'autrefois

12 septembre 2025

Épiceries, distilleries et ateliers imaginaires : la nouvelle collection Arssans réinvente l'esprit réclame Belle Époque et célèbre les métiers d'autrefois.

Il fut un temps où chaque rue avait son épicier, son distillateur, son maître verrier, et où chaque métier tenait vitrine sur le trottoir. La nouvelle collection de la Manufacture Arssans, consacrée aux métiers d'autrefois, ressuscite cet imaginaire — non pas en copiant d'anciennes affiches, mais en imaginant celles qui auraient pu vanter des commerces qui n'ont jamais existé. Épiceries fines, distilleries de campagne, ateliers imaginaires : la série réinvente l'esprit de la réclame Belle Époque, avec la liberté de qui invente plutôt que de qui recopie.

Un hommage aux commerces d'antan

Avant l'ère des enseignes standardisées, le commerce se racontait à l'affiche. On y célébrait la qualité d'un café, la fraîcheur d'un beurre, le tour de main d'un artisan. La réclame de cette époque n'avait pas honte d'être joyeuse : elle promettait le bonheur au coin de la rue, dans un flacon d'apéritif ou une boîte de biscuits. C'est cet enthousiasme que la collection Arssans cherche à retrouver, en imaginant les devantures d'un village de fiction.

On y croise ainsi une épicerie qui n'a jamais ouvert, une distillerie dont l'eau-de-vie n'a jamais coulé, un atelier de faïence sorti tout droit de l'imagination du dessinateur. Chaque affiche fonctionne comme la vitrine d'un métier disparu ou rêvé, avec ses produits vantés en toutes lettres et son personnage affairé au premier plan. L'ensemble compose une ville idéale, où l'artisanat serait roi et la publicité, un art.

L'esprit réclame, réinventé

La collection assume pleinement les codes graphiques qui ont fait la gloire de l'affiche illustrée à la charnière des XIXe et XXe siècles. On y reconnaît l'héritage de la Belle Époque : le trait généreux, la couleur en aplats francs, la typographie ornée, cette manière de mettre en scène un produit comme on célèbre un héros. Mais rien n'est décalqué. Aucune marque réelle n'est convoquée, aucune affiche ancienne n'est reproduite.

Ces boutiques n'ont jamais existé — et c'est précisément ce qui les rend inoubliables.

Ce parti pris libère l'imaginaire. Débarrassé de l'obligation de fidélité historique, le dessinateur peut pousser le charme un cran plus loin : inventer un nom de maison qui sonne juste, composer une devise, imaginer un logo d'époque plus vrai que nature. Le résultat tient de l'uchronie décorative — un passé plausible, désirable, mais entièrement rêvé.

Des métiers qui parlent encore

Pourquoi ces images de commerces anciens nous touchent-elles autant ? Parce qu'elles disent un monde où l'on connaissait la main qui fabriquait. L'épicier pesait, le distillateur veillait sur ses alambics, l'artisan signait son ouvrage. À l'heure des chaînes et de l'anonymat, cette mémoire du geste et de la proximité exerce une véritable nostalgie — celle d'un temps où consommer, c'était rencontrer quelqu'un.

La collection joue de cette corde sans mièvrerie. En affichant des métiers autrefois familiers, elle rend hommage à un art de vivre plutôt qu'à une époque précise. Accrochées dans une cuisine, une salle à manger ou une boutique, ces affiches installent instantanément une atmosphère de terroir et de savoir-faire. Elles racontent une histoire dès qu'on les regarde.

Dessinée et imprimée en Provence

Fidèle à sa manière de travailler, Arssans conçoit et fabrique la série en Provence, du premier crayonné au tirage final. Le grand format y trouve tout son sens : c'est à cette échelle que la fausse réclame retrouve la présence de l'affiche de rue, celle qui arrête le passant et impose sa promesse. La couleur, la matière du papier, la densité de l'encre participent d'un même soin, hérité des grandes heures de l'illustration commerciale mais servi par un atelier d'aujourd'hui.

Chaque planche reste une création originale : Arssans invente ces métiers plutôt que de rééditer d'anciennes images. C'est là toute la différence entre une reproduction et une œuvre — la première ranime un souvenir, la seconde en fabrique un neuf.

La collection s'adresse à ceux qui aiment vivre entourés d'images qui racontent un monde. Elle prolonge la vocation de la Manufacture : faire du grand format un art habité, entre mémoire de la réclame et invention pure. L'ensemble des créations se découvre sur le site de la Manufacture, arssans.com, où les métiers d'autrefois rouvrent boutique, le temps d'une affiche.

Le journal de l'affiche

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